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Masters : critères d’évaluation

Enjeux et objectifs

Une mention de master s’inscrit dans l’offre de formation à bac + 5 de l’établissement dans une grande discipline (ou une partie importante de celle-ci), voire dans un champ pluridisciplinaire. Elle se positionne dans la politique de l’établissement, s’appuie sur des points forts en recherche et prend en compte l’environnement local, régional et, à ce niveau, national. Elle offre aux étudiants qui s’y inscrivent un avenir professionnel au niveau cadre, ingénieur soit par une poursuite d’études via la recherche soit plus directement dans l’entreprise ou les services, et ce dès le diplôme acquis. Elle est composée de spécialités cohérentes entre elles et permet une orientation progressive des étudiants.

Evaluation des masters

L’évaluation d’une formation par l’AERES intervient nécessairement après son autoévaluation par l’établissement. Cette autoévaluation a pour finalité de positionner chaque formation au regard de la stratégie de l’établissement et dans ses objectifs affichés. Elle permet de situer chaque formation dans l’offre globale, dans sa lisibilité et dans sa cohérence. Enfin elle permet à l’établissement de détecter les éléments de qualité ou de non qualité de ses formations et comment celles-ci tirent parti des dispositifs mis à leur disposition.

4 critères sont appliqués pour l’évaluation :

  • Le projet pédagogique : la mention de master permet d’acquérir les connaissances et compétences attendues à l’issue de la formation. Celles-ci sont traduites dans un projet pédagogique, conçu sur deux ans, M1 et M2, qui présente une cohérence globale entre les spécialités, avec des mutualisations permettant une orientation progressive des étudiants. L’organisation des enseignements, éventuellement en différents parcours, est présentée avec une précision suffisante (organisation des volumes horaires, contenus, modalités d’attribution des crédits, acquisition de compétences additionnelles, transversales et préprofessionnelles).
  • Le positionnement de la mention dans l’environnement scientifique et socio-économique : il est essentiel que la formation soit adossée à des équipes de recherche reconnues et aux milieux socio-professionnels, même si l’importance relative de ces adossements est fonction de la finalité de la mention et de ses spécialités (recherche, professionnelle, indifférenciée). La mention se positionne dans l’offre de formation de l’établissement et dans l’environnement régional et national et présente d’éventuels liens pédagogiques avec les autres universités, écoles, instituts via de possibles co-habilitations. Une bonne ouverture internationale conforte l’attractivité de la formation.
  • L’insertion professionnelle et la poursuite d’études choisies : l’analyse du devenir des diplômés atteste le bien fondé de la formation et des compétences attendues à l’issue de la formation. Les taux de poursuite en doctorat sont nécessairement en adéquation avec les finalités des spécialités qui composent la mention. Les effectifs, les taux de réussite et d’insertion, le niveau d’insertion des diplômés apporte un témoignage concret de l’attractivité, de la qualité, et des débouchés de la formation. Le prévisionnel pour la prochaine période en termes d’effectifs attendus, de métiers visés et poursuites d’études envisagées, de filières et bassins de recrutement doit être réaliste et en concordance avec le projet de la formation.
  • Le pilotage de la formation : le pilotage de la mention est assuré par une équipe pédagogique diversifiée dont la désignation, les compétences et le fonctionnement sont clairement établis. Cette équipe comprend des intervenants extérieurs dont le niveau de compétence et de responsabilité dans le milieu socio-économique répond aux exigences de la formation. Le pilotage s’appuie sur l’existence d’un conseil de perfectionnement (ou toute structure similaire) et sur les données collectées (origine, suivi, devenir des étudiants, etc.) ; ces données, ainsi que les résultats des différents processus d’évaluation (des étudiants, par les étudiants et les sortants, autoévaluation, évaluation antérieure de l’AERES), permettent de procéder à un examen régulier du projet pédagogique (ainsi que des documents de référence tels que les fiches RNCP, ou les ADD) et des modalités de sa mise en œuvre afin, si nécessaire, d’y apporter des améliorations.