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Contexte, objectifs et méthodes

L’évaluation constitue pour la recherche comme pour l’enseignement supérieur un instrument de mesure de la qualité et une aide à l’amélioration de l’efficacité. Voici quelques éléments clés pour mieux comprendre cette démarche, concernant aussi bien l’évaluation externe que l’autoévaluation.

Du contrôle à l’évaluation-régulation

Les évolutions récentes de l’enseignement supérieur et de la recherche en France montrent la volonté de l’Etat d’exercer un rôle de stratège plus que de pilotage direct. A côté des contrôles, tels que ceux des corps d’inspection, sont ainsi apparues la mesure de la performance et l’évaluation. Avec elles, et tout particulièrement avec l’évaluation, l’Etat dépasse la notion de contrôle et de respect des règles pour se diriger vers un dialogue responsable, mouvement qui vient conforter la relation contractuelle. La création récente de l’AERES participe de cette démarche.

La mise en place de l’agence traduit une double volonté des pouvoirs publics :

  • confier à une instance unique les missions d’évaluation des établissements, des unités de recherche et des formations, jusqu’alors assumées de manière éclatée par différentes structures
  • doter le pays d’un outil d’évaluation de la qualité des établissements d’enseignement supérieur et des organismes de recherche.

La création de l’agence s’inscrit, par ailleurs, dans la perspective de l’espace européen de l’enseignement supérieur et des références et lignes directrices adoptées en 2005 par les ministres de l’éducation à Bergen, en Norvège.

Quels objectifs pour les évaluations de l’agence ?

Au service de l’entité évaluée, les évaluations menées par l’AERES se fixent pour objectifs de :

  • livrer aux instances des établissements d’enseignement supérieur et/ou de recherche des éléments pour fonder leur stratégie future, tant en matière de formation que de recherche
  • apporter aux équipes enseignantes et de recherche des éléments de comparaison dans le but d’améliorer la qualité du service rendu
  • fournir aux ministères de tutelle, les informations nécessaires à la prise de décisions (attribution de moyens financiers et humains, habilitation des formations, labellisation des unités de recherche…)
  • proposer aux étudiants les informations nécessaires à leurs choix d’orientation
  • répondre aux besoins d’information des entreprises sur la qualité des formations et des diplômes et sur les compétences des diplômés
  • informer de façon fiable et transparente la société civile sur les activités des établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

Principes et méthodes d’évaluation de l’agence

Conformément aux standards européens, l’évaluation de l’agence repose sur deux principes complémentaires :

  • l’autoévaluation, permet à chaque structure évaluée de mesurer ses performances. Cette évaluation interne est essentielle au regard de l’autonomie
  • l’évaluation externe est réalisée à partir, d’une part, du rapport d’autoévaluation et du dossier d’évaluation déposé par l’entité évaluée et d’autre part, de l’analyse de la conduite de ses missions par les entités évaluées. Pour les établissements, les unités de recherche et les écoles doctorales, une visite sur site est organisée.

Sur la base de ces principes, l’AERES pratique une « évaluation intégrée », selon une méthode associant étroitement les expertises de ses 3 sections : unités de recherche, formations et diplômes, établissements. Une campagne d’évaluation se déroule sur une période d’environ 9 mois.

L’AERES dispose ainsi d’un outil original lui permettant d’intégrer les résultats des évaluations des unités de recherche et de l’offre de formation dans une vision globale de l’activité et de la stratégie d’un établissement.

La mise en place de cette approche fait appel à un dialogue continu entre l’agence et la structure évaluée, ainsi qu’avec sa tutelle.
On retiendra notamment :

  • la concertation préalable des parties prenantes au niveau national
  • l’information des entités évaluées lors de la phase préliminaire de l’évaluation
  • les observations des établissements sur leur évaluation, associées au rapport final
  • le retour d’expérience des évaluations pour valider la cohérence et la pertinence des procédures.